Sortie-découverte du 15 mars à Medan, maison de Zola et du musée Dreyfus
Emile Zola :
Emile Zola (1840-1902), de père vénitien et de mère de la région parisienne, a vécu à Aix en Provence pendant 18 ans. Orphelin de père à 7 ans, il vit avec sa maman et la famille maternelle. Ils ont peu d’argent. C’est à Paris qu’il collaborera aux rubriques de critiques littéraires et artistiques de différents journaux. Il publiera ses propres romans en feuilletons. Ainsi la presse sera le moyen de promotion de son oeuvre.
Au moment de la guerre franco-prussienne et de la commune, Zola et son épouse Alexandrine, mariés en 1870, fuient Paris et se rendent à Marseille. Il écrit toujours dans les journaux, en libre penseur, indépendant. Il prône la liberté d’expression, critique le Second Empire, critique la chasteté du clergé (« La faute de l’abbé Mouret »), défend les communards.
Il est un homme populaire, sociable, refusant les mondanités. Ses amis sont des écrivains ou des artistes, mais pas des politiques : Flaubert, Maupassant, A.Daudet, les Goncourt…Il s’engage dans des causes sociales et ses romans sont révélateurs de sa visée politique.
Son « J’accuse… » dans le journal l’Aurore, lettre au Président de la République Félix Faure où il révèle la vérité de l’Affaire Dreyfus, capitaine juif condamné pour un crime qu’il n’a pas commis et dont le seul crime est d’être juif, l’exposera volontairement à des poursuites. Il aura son procès et s’exilera à Londres 11 mois. Mais le jugement de Dreyfus de 1894 sera cassé.
Seulement Zola sera devenu le traître de la patrie et de l’armée, traîné dans la boue, caricaturé. « Je savais ce que je risquais ». Jusqu’à sa mort qui interroge… En 1902, Zola est retrouvé, lui et Alexandrine, asphyxiés par les émanations toxiques de leur cheminée de leur appartement parisien…cheminée bouchée ??
Seule Alexandrine est sauvée.
La maison de Medan :
En 1878 Zola achète cette maison grâce au succès de « l’Assommoir », 7ème volume/20 des Rougon Macquart, histoire d’une famille sous le Second Empire. Dans le but d’avoir un cabinet de travail, il fait construire la tour carrée. Le lieu est tranquille, au bord de la Seine. « Nulla dies sine linea » = « pas un jour sans une ligne » est sa devise.
Il achètera de nombreux terrains, agrandissant considérablement son parc. Il achètera également du terrain sur l’île de Platais où il construira un châlet « le Paradou ». Les invités s’y rendront sur la barque « Nana ».
Grâce à l’argent de ses oeuvres : « Germinal » en 1885, une autre tour est construite et des vitraux sont réalisés dans la salle de billard.
C’est à Medan que Zola a une liaison avec Jeanne Rozerot la lingère, dont il aura deux enfants : Denise née en 1889 et Jacques né en 1891. Zola mènera une double vie jusqu’à sa mort et son épouse Alexandrine fera reconnaître les deux enfants naturels.
C’est à Medan qu’ils passent 8 mois/an et ils retournent dans leur appartement loué de Paris, en hiver.
Après la mort de Zola, Alexandrine vend des meubles et des terres en 1903.Puis elle fait don de la maison à l’Assistance Publique. Elle souhaite cependant que la demeure « soit conservée dans son état actuel ». Une pouponnière sera installée pour enfants convalescents.
En 1939 : la fille de Zola : Denise Le Blond-Zola souhaite un musée. Projet interrompu par la guerre.
Après les années 70 : ouverture d’une école d’infirmières.
En 1984 : une Association des amis de Zola est créée et la maison est ouverte au public. Pierre Bergé sera le Président de cette association en 1998.
De 2011 à 2016 : fermeture pour travaux de restauration. Les intérieurs redeviennent ce qu’ils étaient du temps de Zola
2021 : Réouverture de la Maison Zola et la maison dans le jardin créée par l’Assistance Publique devient le Musée Dreyfus.
Merci à notre guide Chrystelle pour ses explications d’un lieu de visite, certes, de ce que fut la maison de cet illustre écrivain, mais aussi un lieu de réflexion grâce au Musée Dreyfus. Affaire dont les échos se font encore entendre aujourd’hui. L’engagement de Zola avec la publication en janvier 1898 de son « J’accuse… » dans le quotidien l’Aurore lui valut un procès pour diffamation et un exil à Londres. Merci Zola d’avoir réclamé la Justice contre vents et marées.
Martine, ravie de vous voir si nombreux (nous étions plus de 50), à vous intéresser à cet illustre écrivain populaire, sociable, qui réclamait la Vérité et n’a pas craint d’affronter, quasi seul, l’opinion publique.
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